Albert Chabanon
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
Albert Chabanon, alias Valmy, né le 13 mai 1916 à Marseille et mort à Signes (Var) le 18 juillet 1944, était un résistant français, responsable régional de l'Organisation Universitaire des Mouvements unis de la Résistance (MUR) dans la Région R2cite-ref-1[1].
Contents
• Biographie
• Décorations
• Œuvres
• Références
• Bibliographie
• Lien interne
• Liens externes
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Biographie
Les parents d'Albert Chabanon étaient enseignants, son père instituteur à la Belle de Mai et sa mère directrice d'école au Petit Bosquet. Il sera successivement élève au lycée Saint-Charles, ensuite au Lycée Thiers, enfin au lycée Louis-le-Grand à Paris, avant d'être reçu en 1938 à l’École normale supérieure (ENS) de la rue d'Ulm.
Parallèlement à ses études, Albert Chabanon s'engage dans la politique. En 1936, il soutient le Front populaire, mais préfère créer un groupe indépendant de tous les autres partis, « Jeunesse Nouvelle ». Pendant cette période, il publie également plusieurs articles dans Marseille-socialiste, l'organe de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhônecite-ref-2[2].
Mobilisé en septembre 1939, il suit une formation d'élève officier de réserve (EOR). De retour à l'ENS après sa démobilisation, il crée en septembre 1940 le mouvement la Vraie France auquel se joint son camarade normalien Jean-Daniel Jurgensen. En juin 1941, il soutient une thèse sur « La poétique de Péguy ». À la rentrée 1941-1942, il décide de préparer l'agrégation de grammaire pour devenir professeur de faculté. Mais le 9 décembre 1941, il est arrêté, sur mandat d'amener émis à Marseille, pour « menées communistes »cite-ref-3[3].
Malgré l'intervention de Jérôme Carcopino, directeur de l'ENS et ministre de Pétain, il est emprisonné pendant plus d'un an, d'abord à la Santé, puis au Fort Saint-Jean à Marseille. Non réintégré à l'ENS à sa sortie de prison, il est accueilli à l’Étape, institution créée à Cadarache par le RP Albert Aune, frère d'André. Celui-ci le met en relation avec son frère et les membres de Combat. Il adhère alors au MUR dont il devient chef régional de l'Organisation universitaire (OU) et de la section jeunes. Chabanon forme une solide équipe de lycéens et d'étudiants pour diriger l'OU, parmi lesquels on trouve son adjoint René Mariani, Max Loubet, Max Bonjean, Jean Fabre, Guy Fabre, Henri Madon, ainsi que la sœur de ce dernier Germaine Madon, responsable des jeunes filles. Cette équipe qui constitue un véritable « état-major » se réunit chez les Madon au 10 rue Puget, chacun étant chargé d'un secteur (études politiques, militaire, recrutement et organisation, renseignements, diffusion et propagande). Avec l'aide d'André Aune, ils publieront aussi, à partir du 1er janvier 1944, le journal clandestin Le Marseillais. Chabanon en est le directeur et le rédacteur en chefcite-ref-4[4].
À la suite d'un piège tendu par un résistant retourné, Hugon Desdemainescite-ref-5[5], Chabanon est arrêté par la Gestapo le 17 juin au Bar Pierre place de la Préfecture, en même temps qu'Ernest Quirotcite-ref-6[6]. Il sera torturé, puis fusillé à Signes le 18 juillet aux côtés de 28 de ses camarades.
Une voie du 6e arrondissement de Marseille, la rue Albert Chabanon (ancienne rue Puget), porte son nom et a également une école primaire.
Décorations
• Médaille de la Résistance française avec rosette à titre posthume (24 avril 1946)cite-ref-7[7]
Ĺ’uvres
• « La Poétique de Charles Péguy », Robert Lafont, 1947.
• « Les critiques de notre temps et Péguy », choix des textes et présentation par Simone Fraisse, Garnier frères, 1973.
Références
cite-note-11. ↑ La Région 2 de la Résistance intérieure française comprenait sept départements : Marseille, chef-lieu de la région, considéré comme un département à part entière vu son importance, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Vaucluse, Basses-Alpes et Hautes-Alpes.
cite-note-22. ↑ Robert Mencherini, « Midi rouge, ombres et lumières, 3, Résistance et Occupation (1940-1944) », p. 506.
cite-note-44. ↑ Robert Mencherini, « Midi rouge, ombres et lumières, 3, Résistance et Occupation (1940-1944) », p. 508.
cite-note-55. ↑ Hugo Desdemaines sera tué le 5 août 1944 par Max Loubat, alias Riviére, membre de l'OU et des Groupes Francs de Marseille.
cite-note-66. ↑ Madeleine Baudouin, Histoire des Groupes Francs (M.U.R.) des Bouches-du-Rhône (de septembre 1943 à la Libération), p. 109.
cite-note-77. ↑ « Accueil - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 12 janvier 2025)
Bibliographie
• Robert Mencherini, « Midi rouge, ombres et lumières, 3, Résistance et Occupation (1940-1944) »Éditions Syllepse, Paris, avril 2011, (ISBN 978-2-84950-300-3)
• Madeleine Baudouin, Histoire des Groupes Francs (M.U.R.) des Bouches-du-Rhône (de septembre 1943 à la Libération), Coll. Esprit de la Résistance, PUF, Paris, 1962.
• Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2003, (ISBN 2-7449-0254-3)
• Antoine Olivesi « Albert Chabanon » dans « Août 1944 La Libération », Marseille, la revue culturelle de la ville de Marseille, n° 172 (4e trimestre 1994), p. 66-69
Lien interne
Liens externes
• Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef Pays-Bas NUKAT Vatican
• Site Résistance marseillaise R2
• Signes haut-lieu la Résistance provençale Article sur le site Var 39-45.
• Notice sur Albert Chabanon sur le site du Maitron en ligne.
• Portail de la Résistance française
• Portail de la Seconde Guerre mondiale
• Portail de Marseille